dimanche 20 mai 2007

Les arbres


Sur www.lesarbres.fr on peut apprendre à reconnaître les arbres, d'après leurs feuilles, leur écorce, leur port.
Un outil intéressant pour ceux - comme moi - qui aiment les arbres mais les connaissent si mal.
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Dernières lectures

Voici une liste des livres lus en mai dont je recommande la lecture:

Hier d'Agota Kristof
Vies minuscules de Pierre Michon
La mémoire et les jours de Charlotte Delbo
Le sang du ciel de Piotr Rawicz

jeudi 17 mai 2007

Sublime Sylvie X 2



Nous avons eu récemment la chance de voir deux spectacles de Sylvie Guillem dans une salle de Londres que j'aime beaucoup, Saddler's Wells: Push avec Russell Maliphant et Sacred monsters avec le si talentueux Akram Khan.
Subjugante, fragile et invincible, Sylvie Guillem donne envie de croire aux anges. Deux moments de pur bonheur.

Qu'est-ce que l'art (aujourd'hui) ? Julia Fullerton-Batten et les autres

Encore de très bons artistes recommandés sur le blog "Qu'est-ce que l'art (aujourd'hui)?" http://lucileee.blog.lemonde.fr/ . Cette bloggeuse permet vraiment une réconciliation - si besoin était - avec l'art contemporain.
Aujourd'hui, grâce à elle j'ai découvert une photographe allemande, Julia Fullerton-Batten, dont le travail (visible sur son site http://www.juliafullerton-batten.com/) me plaît beaucoup. J'aime particulièrement les photos d'aéroport prises la nuit au travers d'une vitre et dans lesquelles apparaît le reflet d'une femme. Aéroports, hétérotopies par excellence, lieux de passage dans lesquels l'humanité grouille et s'efface, comme le montre la transparence fragile du visage.
Solitude, immense. Mon coeur se serre à la vue de ces clichés, mais c'est doux, poétique, beau.

D'autres "favoris" découverts sur ce blog: les 5.5 designers, Katinka Lampe, Rainier Lericolais, Pierre Malphettes.

dimanche 11 mars 2007

Deux écritures du silence

Lu La Place d'Annie Ernaux. Texte émouvant que ce regard d'une fille sur son père, que cette écriture qui dit l'amour et le silence. Ernaux décrit ses textes comme auto-socio-biographiques: les rapports sociaux sont effectivement au coeur du texte, avec cette violence du fossé entre l'origine modeste des parents et l'embourgeoisement de la fille. Dans ce gouffre s'insinuent langage et silence. Une belle écriture féminine, c'est-à-dire une écriture sobre, tranchante, dont les deux meilleurs exemples sont Agota Kristof et Marguerite Duras. La présence auctoriale ne me semble pas très intéressante, elle affaiblit plutôt qu'elle ne renforce le caractère fragmentaire du texte, l'espace donné au silence.

Lu également Loin d'eux, premier roman de Laurent Mauvignier. Texte court, long toutefois. Mais une belle écriture, un bâton d'aveugle qui tâtonne, qui s'entête à donner forme à l'informe. Je me contenterai ici de citer Michèle Gazier: "Comment dire le silence en littérature? Comment exprimer cette impossibilité à parler qui tue plus sûrement qu'une arme? Comment faire sentir avec des mots écrits, des phrases ordinaires, les tourments intérieurs de ceux qui, justement, ne trouvent pas les mots? (...) [C'est] un roman d'écrivain qui sonde avec des mots les abîmes du silence et de la solitude, qui explore les gouffres de l'incommunicabilité (...), une suite ininterrompue de monologues intérieurs, un répons silencieux de voix solitaires qui ressassent leur désarroi autour d'une disparition." Ces voix, celles de Luc, le jeune homme qui se suicide, de Jean et Marthe les parents, de Gilbert et Geneviève, de Céline la cousine, parlent des autres, de ce qu'elles taisent aux autres, de l'autre (la mort, le néant) en soi.

dimanche 25 février 2007

Notes au cube

Vu Notes on a scandal, un film de Richard Eyre superbement porté par Judi Dench (Barbara) et Cate Blanchett (Sheba), toutes deux admirables. Film à voir pour le travail de ces deux actrices et pour la représentation des ravages de la solitude: sa laideur, son épaisseur. Beaucoup aimé certains des personnages secondaires, le mari (Bill Nighy, qui jouait le chanteur de Love actually) et le jeune amant.

D’un film à l’autre, vu également La science du sommeil de Michel Gondry, avec Gael Garcia Bernal, Charlotte Gainsbourg, Emma de Caunes, Alain Chabat, Pierre Vareck, Miou-Miou. Par le réalisateur de Eternal sunshine of the spotless mind, auquel il est comparé; me semble moins bon que ce dernier, et plus proche d’un autre film auquel a participé Gondry, Being John Malcovitch. Ce qui m’a gênée: l’impression de violer l’intimité de quelqu’un par la matérialisation de ses rêves, un malaise presque physique face à ces associations qui constituent effectivement nos rêves (motif de la poursuite, les animaux, l’incompréhension). Ce que j’ai aimé: le motif de l’âme-soeur (bien aimé l’une des dernières scènes, Stéphane découvrant la barque-forêt et la machine à remonter le temps au chevet du lit de Stéphanie), la poésie mélancolique que dégage le film, le plaisir apparent que Bernal prend à jouer le rôle de Stéphane, la confusion introduite par le mélange des langues et venant se superposer à celle entre la réalité et le rêve.
A noter également: vu ce film au cinéma Electric de Notting Hill http://www.electriccinema.co.uk/ , un voyage en première classe: fauteuils en cuir, repose-pied, bar dans la salle, horaire tardif, une autre façon de se faire une toile!

vendredi 16 février 2007

Mon bébé

Rond, lisse et doux, le visage de Sasha.
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